Site en cours de mise à jour. Merci de votre patience !

Projet scientifique

Née de la fusion des UMR ADESS (Bordeaux) et SET (Pau), auxquelles se sont jointes des équipes de l’ENSAPBx, l’UMR PASSAGES est organisé en trois sites :

 

  • Bordeaux-universités, dont le lieu central est la Maison des Suds, à Pessac (118 personnes, dont 47 doctorants au 1er septembre 2015);
  • ENSAPBx, dont les locaux sont à Talence, à 15 minutes à pied de la Maison des Suds ( 31 personnes, dont 7 doctorants au 1er septembre 2015);
  • Pau-UPPA, installé à l’Institut Claude Laugénie, sur le campus palois de l’Université, et à 250 km des deux autres sites (55 personnes, dont 28 doctorants au 1er septembre 2015).

Construites autour de la place centrale accordée à l’espace, aux lieux et aux territoires, les recherches menées à PASSAGES sont intrinsèquement pluridisciplinaires. L’UMR se structure autour de quatre thématiques principales :

  • Territoire ;
  • Environnement ;
  • Dispositifs de normalisation de la réalité ;
  • Corps et sujets.

et de trois champs transversaux qui constituent les focales du laboratoire:

  • Médiation ;
  • Transition ;
  • Traduction.

Outre ces différences, trois éléments caractérisent les démarches que nous suivons :

  • L’importance de l’ancrage empirique des recherches, et la place qu’occupe la pratique et l’ethnographie du terrain dans la production de connaissances.
  • L’interaction recherchée avec les acteurs politiques, sociaux et économiques, nourrie par une pratique de la recherche impliquée s’inscrivant dans le mouvement du projet. Cette interaction s’exprime, notamment, par la mise en place de formes étroites de collaboration dans le processus même de recherche.
  • Le développement d’un processus réflexif qui interroge l’ensemble de la chaîne de production de savoirs. Cette démarche rejoint un questionnement de type épistémologique porté de longue date par les chercheurs de l’unité. Cette réflexivité nous permet une approche à la fois critique et compréhensive des problèmes contemporains.

Fortement ancrées dans le social, les sciences de l’espace que pratiquent les chercheurs de PASSAGES sont proches du politique et de la dimension culturelle, intègrent voire élaborent des théories dans les champs de la sociologie comme de l’anthropologie, sont attentives tant aux représentations et constructions discursives qu’aux rapports de pouvoir, de domination et de résistances, et sont marquées enfin par une fréquentation assidue des différents segments de la société. C’est notre marque de fabrique, celle souvent qualifiée de « géographie sociale du Sud-Ouest ».
Pleinement inscrite dans le programme scientifique de la section 39 du CoNRS (Comité National de la Recherche Scientifique) « Espaces, Territoires et Sociétés » dont elle relève, l’UMR est marquée par une forte pluridisciplinarité : géographes, urbanistes, architectes, sociologues, anthropologues, économistes, psychologues, politistes, y travaillent ensemble.
A l’étranger, les terrains de recherche se situent notamment : en Europe du Sud et de l’Est, en Afrique saharienne et sahélienne, équatoriale et à Madagascar, en Amérique du Nord et du Sud ( Népal et Inde).
« Reconfigurations des spatialités et changements globaux » : le programme d’étude à cinq ans du laboratoire . Appréhender l’espace par les spatialités, c’est se placer du côté des acteurs géographiques et des constructions par lesquelles ils mettent en forme le monde dans lequel ils (nous) vivent (vivons). Construites par les acteurs, les spatialités sont intrinsèquement dynamiques : elles se dessinent et se redessinent en permanence. Mais, dans le contexte contemporain de crises et d’incertitudes, elles se transforment assez radicalement. C’est pourquoi il nous semble non seulement pertinent mais nécessaire d’articuler les reconfigurations des spatialités et les changements globaux, de travailler le rapport dialectique entre ces deux termes. Opter pour le pluriel quant à l’expression “changements globaux”, c’est insister sur la multiplicité des changements là où les acteurs politiques et certains acteurs économiques ont vite fait de réduire la question à un simple singulier. Nous faisons ainsi non seulement référence aux différents processus qui ont trait à l’empreinte de l’humanité sur la planète (changement climatique, crise de la biodiversité et augmentation de la population) et que l’on peut qualifier de transformations environnementales, mais aussi, plus largement, à la nouvelle vague de mondialisation (plus globale encore que la précédente) et aux recompositions de la répartition des populations à la surface de la terre, et de leur participation à la vie économique et politique, qui en découlent. Par ce programme d’étude, on se propose aussi de redonner toute sa place à la figure du globe dans l’appréhension des changements contemporains. Si les changements sont globaux, c’est aussi parce que l’espace terrestre est circulaire, et donc clôt. Autrement dit, tous les points du globe sont solidaires, ou dépendants, les uns des autres. Les questions vives de nos sociétés contemporaines, qu’il s’agisse de sécurité, de circulation, de crises politiques, économiques, sociales et sociétales ou environnementales, se posent à la fois à l’échelle locale et mondiale parce que le monde est un globe. Dans cette optique, l’hypothèse qui préside au premier programme de recherche à cinq ans de PASSAGES est que les reconfigurations des spatialités doivent être lues en analysant les transformations induites par l’irruption de la globalité dans la modernité. La fermeture en globe du plan bordé transforme l’ordre des axiomes des disciplines attachées à l’espace des sociétés. Le cloisonnement n’en est plus la première figure (fixe) mais l’unité, ce qui fait reparaître le mouvement (la labilité) comme constitutif de la géographie terrestre.