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Politique scientifique de l’UMR PASSAGES

mis à jour le 14 septembre 2016

Pleinement inscrite dans le programme scientifique de la section 39 du CoNRS(Comité National de la Recherche Scientifique) "Espaces, Territoires et Sociétés" dont elle relève, l’UMR est marquée par une forte pluridisciplinarité : géographes, urbanistes, architectes, sociologues, anthropologues, économistes, psychologues, politistes, y travaillent ensemble.
S’appuyant sur les quatre champs d’expertise de ses chercheurs :

  • le territoire et les territorialités,
  • l’environnement, dans sa composante naturelle mais aussi comme construit social et politique,
  • les dispositifs de normalisation de la réalité,
  • le corps, les corps et le sujet.

PASSAGES a centré son projet sur les reconfigurations des spatialités et les changements globaux, pris dans leur rapport dialectique et étudiés au prisme de trois focales :

  • la transition,
  • la médiation,
  • le couple traduction/représentations.

A l’étranger, les terrains de recherche se situent notamment : en Europe du Sud et de l’Est, en Afrique saharienne et sahélienne, équatoriale et à Madagascar, en Amérique du Nord et du Sud ( Népal et Inde).

« Reconfigurations des spatialités et changements globaux » : le programme d’étude à cinq ans du laboratoire
Appréhender l’espace par les spatialités, c’est se placer du côté des acteurs géographiques et des constructions par lesquelles ils mettent en forme le monde dans lequel ils (nous) vivent (vivons). Construites par les acteurs, les spatialités sont intrinsèquement dynamiques : elles se dessinent et se redessinent en permanence. Mais, dans le contexte contemporain de crises et d’incertitudes, elles se transforment assez radicalement. C’est pourquoi il nous semble non seulement pertinent mais nécessaire d’articuler les reconfigurations des spatialités et les changements globaux, de travailler le rapport dialectique entre ces deux termes.
Opter pour le pluriel quant à l’expression “changements globaux”, c’est insister sur la multiplicité des changements là où les acteurs politiques et certains acteurs économiques ont vite fait de réduire la question à un simple singulier. Nous faisons ainsi non seulement référence aux différents processus qui ont trait à l’empreinte de l’humanité sur la planète (changement climatique, crise de la biodiversité et augmentation de la population) et que l’on peut qualifier de transformations environnementales, mais aussi, plus largement, à la nouvelle vague de mondialisation (plus globale encore que la précédente) et aux recompositions de la répartition des populations à la surface de la terre, et de leur participation à la vie économique et politique, qui en découlent.
Par ce programme d’étude, on se propose aussi de redonner toute sa place à la figure du globe dans l’appréhension des changements contemporains. Si les changements sont globaux, c’est aussi parce que l’espace terrestre est circulaire, et donc clôt. Autrement dit, tous les points du globe sont solidaires, ou dépendants, les uns des autres. Les questions vives de nos sociétés contemporaines, qu’il s’agisse de sécurité, de circulation, de crises politiques, économiques, sociales et sociétales ou environnementales, se posent à la fois à l’échelle locale et mondiale parce que le monde est un globe.
Dans cette optique, l’hypothèse qui préside au premier programme de recherche à cinq ans de PASSAGES est que les reconfigurations des spatialités doivent être lues en analysant les transformations induites par l’irruption de la globalité dans la modernité. La fermeture en globe du plan bordé transforme l’ordre des axiomes des disciplines attachées à l’espace des sociétés. Le cloisonnement n’en est plus la première figure (fixe) mais l’unité, ce qui fait reparaître le mouvement (la labilité) comme constitutif de la géographie terrestre.