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Institut Claude Laugénie

mis à jour le 7 décembre 2016

Le laboratoire SET trouve ses origines dans la création, à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en 1973, du LRIU (Laboratoire de recherches industrielles et urbaines).
Impulsé par Xavier Piolle, chercheur au CNRS, le laboratoire regroupe alors une petite équipe relevant de disciplines différentes (géographie, sociologie, aménagement).

Le laboratoire, toujours sous la direction de Xavier Piolle, obtient en 1981 le statut d’équipe associée au CNRS sous le nom de CRISSA (Centre de recherche sur l’impact socio-spatial de l’aménagement) et élargit sa surface grâce à un rapprochement avec les enseignants-chercheurs de géographie. Le nombre de membres grimpe alors (1983) à 22, les thématiques de recherche s’amplifient et Guy Di Méo apporte son appui à la direction du laboratoire jusqu’en 1989.

Avec l’appui d’un GDR CNRS créé par un des membres du SET, Claude Laugénie, la construction de l’IRSAM (Institut de Recherche sur les Sociétés et l’Aménagement) est décidée et aboutit à l’installation du laboratoire dans les nouveaux locaux en 1989. Ce dispositif permet de regrouper les recherches en sciences humaines de l’Université de Pau autour de thèmes communs liés à l’aménagement et au développement local.

En 1993, sous la direction de Vincent Berdoulay, le CRISSA change de nom pour prendre celui de SET (Société, Environnement, Territoire) et devient peu après une unité mixte de recherche UPPA/CNRS (UMR 5603). Le projet de recherche est profondément renouvelé, d’une part en abordant la dimension géographique de la modernité au moyen de trois entrées : épistémologique, environnementale et territoriale, et d’autre part en accentuant fortement les collaborations scientifiques internationales.
Lors de la brève direction exercée par Jacques Lolive (2005-2007), le laboratoire poursuit ses questionnements sur les effets de la question environnementale au sein de la démarche aménagiste, questionnements sur les effets de la question, sur le jeu des institutions dans le processus du développement territorial mais aussi sur les conséquences théoriques et méthodologiques de la spatialité du sujet individuel, ainsi que sur l’intérêt de la perspective historique et épistémologique pour comprendre l’interaction entre recherche et action.

Avec la direction du laboratoire assurée depuis 2008 par Francis Jauréguiberry, aménagement, environnement, modernité et réflexivité sont toujours au cœur des recherches menées. Inspirées principalement des démarches géographiques, sociologiques et aménagistes, elles s’intéressent tout particulièrement au réinvestissement du local dans un monde globalisé, tant par la subjectivation qui se déploie dans une modernité exacerbée et plurielle, que par la recherche de rapports renouvelés à l’environnement, à l’action aménagiste, aux territoires et aux ressources naturelles.