Accueil > Evènements > Séminaires

Séminaire "Présentations poétiques du monde" 22 mai

mis à jour le 22 mai

Séminaire "Présentations poétiques du monde" 22 mai

- Lundi 22 mai 2017 à 10 h
Sylvain Guyot (professeur de géographie à l’UBM, UMR Passages) et Pablo Salinas-Kraljevich (doctorant, UMR Passages) (intervention de S. Guyot)

Engager l’art pour engager la recherche : pour une relecture critique et réflexive de l’engagement entre art et géographie.
Je souhaite aborder dans ce séminaire différentes manières d’engager l’art, entre recherche engagée sur les artistes-acteurs et engagement personnel dans une pratique d’art géographique. Pour moi, engager l’art signifie d’abord l’utilisation de l’art au service d’un travail de recherche en géographie politique. Si l’art peut être convoqué comme une entrée méthodologique (ateliers artistiques participatifs…) pour restituer différents types de spatialités et de représentations, les artistes et leurs œuvres peuvent aussi jouer le rôle d’analyseur (ce que disent les œuvres d’une question de recherche) et surtout de prisme de recherche (les artistes comme acteurs, et leurs œuvres comme révélateurs, dans le cadre d’une production territorialisée). Je m’interroge dans ma recherche actuelle sur la portée territoriale de l’engagement des artistes et/ou de leurs œuvres au service d’une « cause » (la préservation de la biodiversité et/ou la « réconciliation » paysagère), et le rôle joué par les commanditaires (commissaires, élus, ONG etc.) qui engagent parfois les artistes au service de leur propre projet. Plusieurs études de cas prises en France, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud permettront d’orienter mon propos vers des pratiques concrètes (Refuges d’art, Blackfoot Pathways : Sculpting the Wild, Eden to Addo Corridor, Karoo Geoglyphs). Engager l’art signifie-t-il aussi engager la recherche ? L’entrée artistique est-elle la porte ouverte à un engagement plus grand du chercheur ? Pour ma part, ce prisme artistique oblige aussi à une plus grande réflexivité sur les relations entre subjectivité artistique personnelle et relecture critique des intentionnalités des artistes. J’ai choisi, pour ma part, de m’engager dans une pratique artistique depuis 15 ans, qui s’est résolument tournée vers la géographie ces cinq dernières années. Comment cet engagement esthétique personnel me laisse-t-il plus de liberté pour réinterpréter des (mes) espaces de recherche ? Comment influence-t-il en retour ma pratique de recherche, que ce soit en termes de réflexivité ou de regard (hyper) critique ou (trop) complaisant ?

Agenda

Ajouter un événement iCal