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Soutenance de thèse : Rivière Mylène, 26 septembre

lundi 25 septembre 2017, par Marie-Bernadette DARIGNAC

Mylène Rivière soutiendra sa thèse intitulée : Les (dé)connexions du développement. Ethno-géographie systémique de l’aide au développement et à la conservation forestière à Amindrabe, Madagascar à la Maison des Suds le mardi 26 septembre à 14 h à l’amphithéâtre.

Membres du jury :

  • Amelot Xavier, Maître de Conférence, Université Bordeaux Montaigne
  • Couderchet Laurent (directeur), Professeur des Universités, Université Bordeaux Montaigne
  • Hervé Dominique, Chargé de Recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier et Centre National de Recherche sur l’Environnement, Antananarivo (Madagascar)
  • Kull Christian, Professeur des Universités, Université de Lausanne
  • Ramamonjisoa Bruno, Professeur des Universités, Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques d’Antananarivo (Madagascar)
  • Tsayem-Demaze Moïse, Professeur des Universités, Université du Maine

Résumé :
Cette recherche part du constat d’un dysfonctionnement de l’aide au développement et à la conservation. Depuis les années 1980 et malgré la succession des stratégies de l’aide, les résultats restent souvent insatisfaisants, médiocres, voire contraires aux effets recherchés. Pour comprendre ce phénomène, nous partons d’un territoire forestier, Amindrabe, situé au Centre-Est de Madagascar. En nous focalisant sur ce territoire, ses habitants et les programmes d’aide qui le ciblent, nous prenons progressivement conscience des logiques sous-jacentes à ce système global du développement : qu’est-ce qui s’y passe concrètement ? Comment est-ce organisé ? Pourquoi ces dynamiques se poursuivent-elles malgré des effets décevants ? La singularité de notre proposition est de nous détacher de la littérature surplombante pour partir du perçu et du vécu des habitants et des porteurs des programmes. Cette analyse empirique et qualitative amène à poser un regard critique sur les croyances fondatrices des stratégies de l’aide. Nous mettons en lumière une organisation hiérarchisée et compartimentée en différentes sphères déconnectées entre elles et déconnectées de la réalité locale. Les croyances, illusions et intérêts de chacun participent à renforcer l’incompréhension entre sphères et à détourner les actions des objectifs initiaux, par un processus qui se répète. En décortiquant un système d’acteur particulier, ses mondes et ses dynamiques du local au global, nous invitons le lecteur à un plongeon au-delà de ces incompréhensions.