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Présentation poétique du monde : " La frise du temps ", 23 avril

mis à jour le 11 avril

Présentation poétique du monde : " La frise du temps ", 23 avril

Richard Maire interviendra le Lundi 23 avril à 10 h pour une présentation poétique du monde intitulée « La frise du temps » à la Maison des Suds, salle des Stages.

Le temps a toujours obsédé les poètes comme V. Hugo, P. Verlaine, C. Baudelaire, P. de Ronsart…, mais aussi les savants comme A. Einstein, I. Prigogine ou S. Hawking. Du temps de l’homme au temps cosmique, il est possible de dessiner une frise du temps et de l’espace. Cette mise en perspective rejoint la quête de sens de l’artiste et du chercheur avec une triple dimension : sensation, direction et signification. Partir de notre « Terre-patrie » pour remonter le temps des origines, puis redescendre la « flèche du temps » et souligner les « équilibres ponctués » marqués par de longues phases de latence séparées par des ponctuations (S.J. Gould) est au cœur de la curiosité humaine. Ce besoin de traverser les savoirs et d’élaborer une « pensée complexe » (E. Morin) est aujourd’hui une nécessité vitale pour s’extraire d’une société court-termiste contaminée par « l’effet de la Reine Rouge » (F. Roddier) consécutif de l’accélération sociale (H. Rosa). Pour I. Prigogine, il existe une flèche du temps caractérisée par une augmentation de l’entropie (désordre) en lien avec la dissipation de l’énergie à l’origine de l’esthétique de la Nature. Mais dans l’ancienne théorie de l’état stationnaire, l’Univers est éternel. Or depuis la découverte inopinée en 1965 par A. Penzias et R. Wilson du bruit de fond cosmologique, véritable « murmure » radio ou « premier cri » de l’Univers, le temps a commencé avec la singularité du « Bing Bang » il y a 13,6 milliards d’années (Ga) et pourrait se terminer dans un « trou noir » par le « Big Crunch » en s’effondrant sous sa propre gravité (S. Hawking). Ainsi en déroulant la frise et la fresque du temps scandée entres autres par la naissance de la vie sur Terre il y a 3,8 Ga, la forte oxygénation de l’atmosphère il y a 2,1 Ga (« GOE »), puis l’explosion des organismes complexes il y 600 millions d’années, enfin les premiers mammifères il y a 160 millions d’années, jusqu’à la lignée humaine (homininés) qui se sépare des chimpanzés il y a 7 millions d’années pour arriver à Homo Erectus, Homo Abilis, puis Homo sapiens ; on parvient enfin à la révolution néolithique, avec la sédentarisation, la naissance du travail, le développement des villages et des villes, l’apparition des royaumes, les guerres… jusqu’au « village planétaire » actuelle. De l’art à la science, il n’y a qu’un pas et un objectif commun : se projeter dans le passé et l’avenir et réenchanter le monde contre la tyrannie de l’instant.