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Appel à communication : "La biodiversité agroalimentaire et horticole au cœur de projets de territoires "

mis à jour le 4 septembre

Cet appel à communication cherche à rassembler des doctorants, chercheurs et professionnels lors d’un séminaire visant à discuter des enjeux actuels liés à la biodiversité domestique et agricole. La rencontre tentera d’éclairer particulièrement en quoi un projet de valorisation et de protection de race ou variété ancienne peut constituer un levier de gestion environnementale et paysagère.

Le séminaire inter-doctoralpropose de rassembler des doctorants, chercheurs et professionnels autour de cette notion de biodiversité agro-alimentaire, pour en proposer une mise en perspective permettant de l’intégrer dans divers champs de la recherche-action. Plus précisément, la journée de rencontres chercherait à éclairer, par des exemples concrets et retours d’expérience, en quoi la recherche en Sciences Humaines et Sociales peut à la fois appuyer et se nourrir des projets concrets de conservation et de valorisation de races et variétés anciennes, de productions de qualité rares, menacées alors que leur typicité les ancre dans des lieux et des territoires. Il s’agit de mettre en lumière les chemins par lesquels de tels projets, dont l’objectif premier réside dans la conservation d’un patrimoine alimentaire considéré sous ses déclinaisons génétiques, gustatives, nutritionnelles ou de diversité domestique, deviennent plus largement des projets à résonnance culturelle.

Les contributions pourront se situer, au choix, dans un ou plusieurs de ces axes de réflexion :

  • Axe 1 : Conservation et patrimonialisation de races ou de variétés locales, de produits issus de races ou de variétés locales : quels enjeux socio-spatiaux et économiques pour le territoire de production ? Le processus qui part des races et variétés anciennes pour aboutir aux produits localisés constitue une étape décisive pour associer à un territoire les races et les variétés impliquées dans la fabrication de ces produits, c’est-à-dire pour faire émerger un terroir. L’étude de ce processus aide à saisir comment est rendue tangible la relation du lieu au produit et par quels procédés. Il s’agit alors de comprendre comment on peut en rendre compte. Cet axe permettrait de mieux comprendre quel est l’ensemble des apports induits par la conservation de races et de variétés anciennes, de produits caractéristiques issus de ces races et variétés dans le développement socio-économique des territoires. Elle permettrait également de considérer tout ce qu’ont apporté les phénomènes de patrimonialisation qu’entraînent les programmes de sauvegarde de cette biodiversité. Il s’agit également de questionner les reconfigurations spatiales et les dynamiques paysagères induites par le passage de systèmes de production « globalisants » à un système local, ancré dans une logique territoriale.
  • Axe 2 : Des races et des variétés locales face à la globalisation : quelles possibilités de valorisation et d’intégration des productions issues de la biodiversité agro-alimentaire à des modèles économiques viables ? Cette thématique propose de discuter globalement des outils, des programmes, des expériences permettant une valorisation et une réintégration de races et de variétés anciennes dans une économie de production et de distribution. Il s’agit de comprendre comment peut s’opérer cette réintégration pour des productions nécessairement locales dans une économie de marchés globalisés. En particulier, il s’agit de montrer en quoi résident les principaux attraits de telles productions agricoles face aux productions intensives de masse ; les dimensions historiques, patrimoniales, socioculturelles, sanitaires, gustatives, nutritives ou économiques sont ainsi des pistes à explorer.
  • Axe 3 : La conservation de races ou variétés locales comme fondement d’expériences de gestion environnementale et paysagère associée à un objectif économique : du projet de gestion à la création d’une filière. Enfin, cet axe veut présenter des exemples concrets par retours d’expérience de remise à l’honneur de races ou de variétés anciennes combinant des objectifs de gestion environnementale, paysagère et économique. Il s’agit de montrer en quoi un système d’élevage, de cultures, de production local peut devenir un moyen privilégié de gestion paysagère, par une influence concrète du mode de production sur les ressources, végétales en particulier, et sur les formes paysagères qui permettent cette production. L’objectif est également de montrer le processus de projet et la mise en place effective du diptyque gestion/production, en explorant par exemple les ressorts institutionnels associés ou la création de filières économiques permettant de rendre le produit économiquement viable.

Les propositions de contribution doivent être adressées simultanément aux deux adresses suivantes :
Morgane Robert
Hervé Goulaze

21 septembre 2018 : envoi des propositions de communication
• résumé de 3000 signes maximum espaces compris
•entre 3 et 10 références bibliographiques
• 5 mots clés
• présentation de l’auteur de 500 signes maximum espaces compris

octobre 2018 : évaluation et sélection des communications

11 janvier 2019 : envoi des résumés longs pour les propositions de communication retenues. Ces résumés longs seront imprimés dans une brochure distribuée lors du séminaire inter-doctoral.
• résumé de 8000 signes maximum espaces compris
• entre 10 et 20 références bibliographies
• 5 mots clés
• présentation de l’auteur de 600 signes maximum espaces compris

Le séminaire doctoral aura lieu à Bordeaux (campus universitaire Bordeaux Montaigne – Ecole Doctorale Montaigne-Humanités) au courant du moi de mai 2019. Les modalités de communication (temps de passage individuel et de discussions collectives) seront diffusées au plus tard en mars 2019.

Les auteurs seront sollicités fin mai 2019 pour proposer un article à partir de leur communication ; ces articles feront l’objet d’une publication scientifique.