Site en cours de remaniement complet. Le site subit en ce moment une refonte complète. Désolé de la gêne occasionné !

PASSAGES

Accueil > Productions scientifiques > Appel à articles : "Les dimensions spatiales du maintien de l’ordre"

Appel à articles : "Les dimensions spatiales du maintien de l’ordre"

mercredi 3 avril 2019, par Marie-Bernadette DARIGNAC

Ce numéro thématique vise à rassembler des contributions émanant de disciplines diverses et s’intéressant aux dimensions spatiales du maintien de l’ordre dans différents contextes politiques, sociaux, juridiques, géographiques et historiques. Si le maintien de l’ordre est souvent associé au travail des différents corps de police et de gendarmerie, les travaux de nombreux sociologues, politistes et géographes rendent compte d’une diversification des acteurs impliqués (Brodeur, 2003) : médiateurs sociaux (Ben Mrad, 2004), correspondants de nuit (Benec’h-Le Roux, Maillard, 2011 ; Maillard, 2013 ; Froment-Meurice, 2016), agents dans les espaces de transport ferroviaire (Bonnet, 2008) ou portuaire (Guenebeaud, 2017), dans les centres commerciaux (Ocqueteau, 1993) ou encore dans les ensembles de logements sociaux (Malochet, 2017). De récentes recherches soulignent aussi le rôle croissant des armées en ville et la militarisation de l’exercice du maintien de l’ordre (« sécurité intérieure », vigipirate) (INHESJ 2016 ; Rigouste, 2008 ; Campion, 2017 ; Oldra, en cours) avec des forces de police plus lourdement armées mais aussi plus de moyens techniques ainsi que des éléments de doctrine militaires déployés dans l’espace urbain (Graham 2009, 2011, 2012). Les magistrats contribuent également au maintien de l’ordre : les pratiques policières sont en effet sous contrôle des juges administratifs ; les juges judiciaires prononcent quant à eux des mesures, telles que le placement en détention provisoire et les mesures de sûreté, qui répondent à des enjeux d’ordre public (Faugeron, Le Boulaire, 1992). Le maintien de l’ordre public constitue aussi l’une des missions du service public pénitentiaire (article 2 du Décret n° 2010-1711).
Les propositions d’articles sont invitées à prêter attention aux caractéristiques des différents contextes dans lesquels s’inscrivent les pratiques de maintien de l’ordre analysées.
Les contributions à ce numéro thématique consacré à l’analyse des dimensions spatiales du maintien de l’ordre pourront s’inscrire dans les axes transversaux suivants :
► Le rapport pratique et symbolique à l’espace des agents en charge du maintien de l’ordre
► Effets de contexte et discrimination
► Dispositifs techniques de contrôle et de surveillance
► Modèles de maintien de l’ordre et circulation
► Enquêter en terrain sensible

Plusieurs types de contributions peuvent être envisagées. La rubrique « Carnets de recherches  » est composée d’articles de plus de 30 000 à 50 000 signes maximum.
La rubrique « Carnets de débats  » rassemble des articles de format relativement court, lançant des pistes ou soulignant un problème à discuter. Il pourra également s’agir d’entretiens.

La rubrique « Carnets de terrains » accueille des récits de journées de terrain et des textes soulevant des questions méthodologiques et réflexives, exposant ainsi les « coulisses de la recherche », souvent invisibilisées dans la présentation des résultats.
La rubrique «  Carnets de lectures  » est ouverte à toute note critique permettant de rendre visible et de discuter les publications, récentes ou plus anciennes, portant sur les dimensions spatiales du maintien de l’ordre, qu’elles relèvent de la géographie ou non.

Numéro thématique coordonné par :
Lucie Bony (UMR 7303 Telemme, Aix-Marseille – marion.lecoquierre@univ-amu.fr)

Les auteur·rices peuvent communiquer avec les coordinatrices du numéro pour poser toute question relative à cette publication.
Les articles sont à adresser aux coordinatrices pour le 30 septembre 2019 au plus tard. Ils seront soumis à une double évaluation. La publication du numéro est prévue au cours du premier semestre 2020.