L’atelier de microgéographie propose sa 4ème journée, initialement prévue en avril dernier, en prolongeant sa ré­flexion autour des questions de jeux de place. Il sera l’occasion de trois présentations attentives aux signes mais aussi au sens que les acteurs leur donnent en tant que chercheur, habitant, chasseur, supporter… Ces signes, dans leur « ordinarité », leur « petitesse », seront à la fois révélateurs des ou révélés par les cheminements des humains (les nomades) et des non humains (les loups) à travers des traces (ichnologie), mais aussi les marques d’une construction artefactuelle des souvenirs (notamment des morts), ou encore les éléments factuels d’une manière d’être dans un groupe (celle des supporters ultras). Car derrière ces traces, ces artefacts, ces éléments factuels, il y a surtout des indices laissés par des opérateurs spatiaux humains ou non humains qui sont convoqués par d’autres, à travers et par l’espace, pour en délimiter des enjeux de placements au sein de cet espace et en interpréter des constructions identitaires toujours à l’œuvre. Cette journée permettra de convoquer les croisements épistémologiques entre microgéographie et microhistoire, entre microgéographie et microsociologie.

CNRS
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