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Cycle de Conférences « L’Environnement en question »

​Le Cycle de Conférence « L’environnement en question » aura lieu du 13 au 17 septembre 2021 de 18 h 30 à 20 h à l’ENSAPBx à l’Amphi 3 (École nationale supérieure d’architecture et du paysage de Bordeaux, 740 Cours de la Libération – 33405 Talence).

Ce Cycle de conférences est gratuit et est ouvert au public (70 personnes maximum). Les conférences sont visionnables en direct via l’application ZOOM (https://us02web.zoom.us/j/82970314218?pwd=NXgzYUhvaGtMRkN2YzE3MFN1elR4dz09)

Ce cycle de conférences traite des problématiques environnementales contemporaines et des relations que les sociétés entretiennent avec la nature. À l’heure où les idées de crises et de catastrophes écologiques et d’anthropocène imprègnent l’air du temps et façonnent les cadres de pensée, ce cycle de conférence doit, au-delà du « prêt à penser » écologique, donner la possibilité aux étudiants et à chaque citoyen de construire sur ces questions ses propres opinions et de se façonner un regard critique.

Or pour aborder ces problématiques brûlantes d’actualité qui, entre faits de société et faits de nature, sont éminemment complexes, seule une approche transversale et transdisciplinaire semble pertinente. En effet, la parcellisation des savoirs et des connaissances ne peuvent y apporter que des réponses réductrices et fragmentaires. Dans cette perspective, la singularité de ce cycle de conférences est d’inscrire les questions environnementales et l’écologisation de nos sociétés à la croisée des disciplines et au carrefour des sciences sociales et des sciences de l’environnement.

Organisées de manière à créer le maximum de proximité entre scientifiques, acteurs locaux, étudiants et citoyens, toutes les conférences seront suivies d’un moment d’échange pour permettre à chacun de s’exprimer, de poser les questions qu’il désire et d’échanger avec les intervenants.

Ce cycle de conférences est organisé par le laboratoire Passages (UMR 5319 du CNRS) et la formation des paysagistes de l’École Nationale d’Architecture et du Paysage de Bordeaux.

Pour consulter les conférences des années précédentes : https://www.youtube.com/watch?v=AQuloD7Jgcw&list=PLLqoCm_f8LLjc8WErLupQIH0_-oOpL9vo&index=8

Le port du masque est obligatoire sur l’ensemble du site de l’école tout le temps et pour tous, Il est recommandé de maintenir une distanciation physique de 1 mètre entre individus côte à côte ou face à face, ou d’un siège entre individus assis dans les espaces clos. Il incombe aux usagers de se doter des masques qui leur sont nécessaires.

 

PROGRAMME

 Lundi 13 septembre – 18h30-20h00 – Amphi 3

Faire l’histoire d’un littoral à l’ère de la crise climatique : le cas de Los Angeles avec Elsa Devienne

Elsa Devienne est historienne des États-Unis, spécialiste d’histoire environnementale, d’histoire du corps, du genre et de la sexualité. Après un doctorat à l’EHESS, elle a enseigné à l’université de Nanterre et à l’université de Princeton. Aujourd’hui, elle est maîtresse de conférences à l’université de Northumbria en Grande-Bretagne. Son premier livre, La Ruée vers le sable : une histoire environnementale des plages de Los Angeles au XXe siècle (Editions de la Sorbonne, 2020) a reçu le prix Willi Paul Adams de l’Organization of American Historians.

Mardi 14 septembre – 18h30-20h00 – Amphi 3

La mise en art de quelques causes environnementales et ses effets sur le territoire (Afrique du Sud, Grèce, Italie) avec Sylvain Guyot 

Sylvain Guyot est géographe. Professeur de Géographie à l’Université Bordeaux Montaigne, membre junior de l’Institut Universitaire de France, il s’intéresse aux liens territoriaux et politiques entre l’art in situ et l’environnement, au sein des espaces périphériques (Afrique du Sud, et surtout depuis 3 ans Europe du Sud : Espagne, France, Italie et Grèce). Il a publié en 2017 chez Peter Lang (ECOPOLIS) : La nature, l’autre frontière. Fronts écologiques au Sud (Afrique du Sud, Argentine et Chili). Il est en train de terminer l’écriture de l’Atlas Poétique des Montagnes Grecques qui sera publié en 2022 par les éditions ANAVASI à Athènes.

Mercredi 15 septembre – 18h30-20h00 – Amphi 3

De l’expérience paysagère au beau naturel avec Raphaël Larrère 

 Ingénieur agronome et sociologue, Raphaël Larrère, actuellement à la retraite, a été directeur de recherche à l’Inra. Après avoir étudié les usages et représentations de la nature ainsi que les conflits d’usages et d’images, il s’est orienté en direction de l’éthique environnementale, qu’il s’agisse du respect de la nature ou de la responsabilité vis-à-vis de l’action technique. Accessoirement, il a travaillé sur les éthiques animales et sur l’esthétique de la nature. Il dirige la collection Sciences en questions des éditions Quæ.

Il a publié avec Catherine Larrère :  Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique (La Découverte, 2015), Bulles technologiques (Marseille, Wildproject, 2017) et Le Pire n’est pas certain – essai sur l’aveuglement catastrophique (Premier Parallèle, 2020).

Jeudi 16 septembre – 18h30-20h00 – Amphi 3

L’histoire environnementale au prisme des images avec Sebastian Grevsmühl 

Sebastian Grevsmühl est historien des sciences et spécialiste en histoire environnementale et en études visuelles. Depuis 2012, il est docteur en histoire des sciences (EHESS/Centre Koyré). En 2018, il a dirigé l’opération de recherche « Représenter l’environnement global, images de la Terre et esthétique de l’Anthropocène » du projet PSL Humanités environnementales à l’heure de l’Anthropocène animé par Christophe Bonneuil. Depuis 2020, il dirige l’axe historique du projet de recherche Terres australes françaises : au carrefour des imaginaires. Sebastian Grevsmühl einseigne à l’ENS, à Mines ParisTech et à l’EHESS. Il est l’auteur de nombreux articles sur l’histoire des sciences géophysiques, l’histoire environnementale, l’histoire spatiale et polaire, ainsi que sur les cultures visuelles et le rôle des images en sciences. Il a notamment publié La Terre vue d’en haut. L’invention de l’environnement global (coll. « Anthropocène », Editions du Seuil, 2014).

Vendredi 17 septembre – 18h30-20h00 – Amphi 3

La géographie comme écologie humaine. Max Sorre (1880-1962) avec Dylan Simon 

Dylan Simon est docteur en géographie (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheur associé au laboratoire Géographie-cités, au sein de l’équipe Épistémologie et histoire de la géographie (EHGO). Membre de la rédaction de la Revue d’histoire des sciences humaines, ses travaux portent sur l’histoire des sciences sociales en France au XXe siècle, en particulier dans leur rapport à l’environnement. Il a notamment publié en mai 2021 Max Sorre, une écologie humaine. Penser la géographie comme science de l’homme, aux Éditions de la Sorbonne (collection « Histoire environnementale »).

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