Titre de la Thèse

Les constructions territoriales des supporters du Paris-St-Germain. Jeux d’identité et enjeux de placement au sein d’un monde sécuritaire

Membres du Jury
– Debarbieux Bernard (PR, Université de Genève, Président)
– Hoyaux André-Frédéric (PR, Université Bordeaux Montaigne, Directeur de thèse)
– Lestrelin Ludovic (MC, Université de Caen-Normandie, Rapporteur)
– Lussault Michel (PR, ENS Lyon, Examinateur)
– Raspaud Michel (PR,Université Grenoble Alpes, Examinateur)
– Ravenel Loïc, (MC HDR, Université de Franche-Comté, Rapporteur)
– Soulé Bastien (PR, Université Claude Bernard Lyon 1, Examinateur)
Résumé

Cette thèse de géographie a deux objectifs. À partir d’une méthode microgéographique, ce travail montrera, dans un premier temps, que l’identité des supporters ultras et hooligans se construit en relation avec d’autres acteurs (collectifs de supporters, police, dirigeants de clubs) mais surtout par la mobilisation de référents spatiaux. Dans un deuxième temps, ce travail montrera pourquoi et comment cette identité est remise en cause par les acteurs institutionnels à savoir les pouvoirs publics, les instances du football et les clubs.

D’une part, ces supporters construisent des territoires collectivement et leur place au sein de ceux-ci individuellement. Pour appartenir à un collectif, les supporters doivent construire leur place qui s’articule entre la quête d’une position sociale et des emplacements caractéristiques liés à cette façon de supporter. Les emplacements sont situés au sein des lieux appropriés par le collectif et ces lieux symbolisent le territoire de ce dernier.

D’autre part, ce territoire est défendu violemment par ces supporters ultras et hooligans pour qui la violence est un jeu et/ou un code en vigueur au sein de leur monde social. C’est donc la dimension territoriale et conflictuelle de cette identité qui est problématique pour les acteurs institutionnels. Dans un monde du football mondialisé qui serait exemplaire des excès d’une surmodernité ; l’enjeu de cette thèse est donc de questionner la place des supporters ultras et hooligans dans ce monde qu’ils désignent comme « moderne » et en quoi sa dimension sécuritaire dévoile les paradoxes de cette modernité.

CNRS
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