MCTM

Indéterminée

Mondes caraïbes et transatlantiques en mouvement

L’objectif du groupe MCTM est de construire un paradigme de la modernité et de la mondialisation à partir de la Caraïbe. Les axes qui structurent cette réflexion s’accordent autour d’une approche générale où la Caraïbe est considérée comme un paradigme qui se prête à la mise en relation avec un ensemble de situations que le projet de la modernité occidentale a contribué à infléchir. Lieu de condensation de dynamiques sociales extrêmement composites, prototype d’une globalisation précoce, la Caraïbe interroge le soubassement historique de notre contemporanéité en rappelant sans cesse le rapport de violence fondateur qui irrigue les démocraties occidentales au moment où celles-ci élaborent leurs premières constitutions et leurs idéologies universalistes sur le socle de l’esclavage aux Amériques. Le groupe MCTM interroge ainsi la longévité et le renouvellement de ces dynamiques au sein des espaces transatlantiques dans leur acception la plus large possible tout en donnant à la Caraïbe un rôle de décrypteur. Autant la production des savoirs informés par une telle condition historique que leur circulation et leurs espaces de référence entre Afrique, Amérique et Europe retiennent l’attention. Tout thème, tout questionnement – qu’il s’inscrive dans le champ des études littéraires, artistiques, musicologiques, sociologiques, politiques, anthropologiques, philosophiques, géographiques… – est privilégié à partir du moment où il offre les matériaux permettant de décrypter les formes sociales qui médiatisent un rapport au monde dans le contexte (post)esclavagiste et (post)colonial. Dans la perspective comparatiste et « trans-aréale » que le groupe vise, ce questionnement est élargi aux strates sociales qui se sont surajoutées au socle historique fondateur (notamment au travers des migrations successives) et s’applique, par-delà même l’espace transatlantique, à d’autres formations sociales, notamment aux sociétés de l’Océan indien, à la faveur de voisinages historiques trop souvent délaissés.

 Christine Chivallon

Variable en fonction des journées d’étude (Sonia Dheur ; Sylvain Guyot ; Olivier Pissoat ; Pierre-Yves Trouillet + journée d’étude réunissant 11 membres de Passages)

En 2019, les permanents sont Matthieu Renault (Paris 8, LLCP) et Didier Nativel (Paris-Diderot, CESSMA)

Convention CNRS-FMSH

FMSH ; CESSMA (Paris-Diderot) ; LLCP (Université Paris 8)